Du devoir de résistance. Oui à l’information. Non à la propagande


Du droit de résister à la colonisation des esprits et à la manipulation de l’opinion aujourd’hui comme demain.

Sans laisser de coté le réchauffement climatique et l’avenir de la planète, il semble qu’en 2008, la colonisation des esprits devra être dénoncée comme une menace pour l’avenir de la démocratie. Selon les pays, la diffusion subtile ou massive de propagande a pour conséquence de plonger les opinions publiques dans un profond sommeil avec des réveils parfois difficiles. En réalité, le décryptage de l’information crée une frontière et de fortes inégalités entre initiés et non initiés. Comment alors apprendre à résister aux stratégies de communication des décideurs politiques ou économiques ?

Ainsi en France, dès le mois mai 2007, la vague déferlante des réformes annoncées a paralysé un moment le corps social anesthésié comme après avoir subi une ventilation de chloroforme. Heureusement, les dangers de telle ou telle réforme ont été dénoncés et la résistance s’est organisée en conséquence. La question est de savoir comment donner au plus grand nombre de citoyens les armes ou plutôt les outils pour identifier une manipulation de l’opinion ?

Frapper à la porte d’un syndicat comme la CGT, c’est aussi faire valoir ce droit de résister à la colonisation des esprits orchestrée au profit de la classe dirigeante. Pour rester debout, lucide, éveillé, rien de tel que la lutte sociale tonique, vivifiante, et conviviale. Elle reste plus que jamais d’actualité.

L’agenda 2008 des luttes sociales va porter essentiellement sur les salaires, les retraites, le temps de travail. Il va falloir aussi mener le combat contre l’individualisation du contrat entre employeur et employé, la casse programmée des garanties collectives, publiques et privées, le statut des fonctionnaires, comme le droit du travail.

L’économie débridée, prônée par le patronat et le gouvernement, va continuer d’enrichir les actionnaires, les spéculateurs et les rentiers, au détriment des salariés. Seul une riposte sociale d’envergure pourra changer la donne. Les salariés doivent revendiquer leur dû en matière de pouvoir d’achat : "de l’argent il y en a dans les caisses du patronat" .... Un seul exemple, le groupe Total : 12 milliards d’euros de profits en 2007, soit un milliard par mois. Comment s’étonner que d’années en années, l’écart se creuse, entre riches et pauvres ?

A propos du nouveau Traité Européen, les citoyens doivent être consultés comme le revendique la CGT. Pour l’heure, seul le peuple irlandais votera par referendum en août. Les politiques de concurrence économique, de dumping social et fiscal, prônées par la Commission Européenne redoutent le débat. Il faut donc l’imposer et non le subir en spectateur docile de son avenir social.

Les partisans du oui et du non au traité doivent pouvoir présenter leurs arguments en toute transparence et non en catimini devant un public restreint de privilégiés soit disant très informés. Le respect de la démocratie en Europe impose que les citoyens puissent s’exprimer. Exigeons un référendum sur le traité de Lisbonne.

Enfin à propos des tribunaux prudhommaux, il apparaît essentiel que la participation aux élections prudhommales en décembre 2008 soit plus forte que lors des précédents scrutins. Le patronat a toujours considéré ces tribunaux comme favorables aux salariés. Le droit de saisir les prud’hommes au plus prés de son domicile doit être maintenu. Ce droit a commencé à être remis en cause à travers la réforme de la carte judiciaire.

Salariés du public et du privé soyons solidaires pour défendre ce droit avec la CGT !

Voila.. C’est fini... Bonne année 2008.